Elle vole des ramettes de papier au bureau pour compenser l’écart de salaire avec son collègue masculin

Young woman  holding blank board

Pas facile d’être moins bien payée que son collaborateur de sexe masculin ! Voilà un constat fait à de nombreuses reprises par Cécile Bagnodet qui a décidé de prendre des mesures fortes : faire du détournement de ramettes de papier pour avoir l’impression de gagner autant qu’Arnaud, son collègue qui sent le parfum d’homme.


“J’ai tout d’abord songé à tuer tous les hommes de mon bureau. L’entreprise aurait été obligée de toutes nous payer de façon équitable en redistribuant le surplus qui était donné aux hommes” nous explique Cécile Bagnodet. “Mais au bout d’un moment, j’ai compris que les meurtres ne menaient à rien… Ca permettait juste de faire économiser de l’argent à l’entreprise”.

Petit à petit, la jeune femme met donc au point une autre technique : elle vole chaque jour un stylo… Puis des papiers autocollants… Puis du ruban adhésif… Et même des capsules de café. Elle n’arrive plus à s’arrêter. “J’y avais pris goût, j’avais l’impression d’être Robin des bois… Surtout en récupérant un stylo feutre rouge, que j’ai offert à ma copine Clara, qui se prend en permanence des remarques sur son physique au travail.”

Une action militante et pragmatique 

C’est alors que, non mécontente de ses résultats, Cécile se décide à viser plus gros. “J’avais déjà 53 stylos, j’avais piqué des ampoules, j’en étais à réfléchir à prendre le papier toilette du bureau. Il fallait que je fasse un gros coup.” C’est dans la soirée du 12 octobre que Cécile se décide enfin à agir, dans la pénombre, près des armoires du couloir du fond. Elle agit dans l’obscurité, agile, vive, et capable de glisser 3 ramettes entières de papier A4 blanc dans un sac à dos.

Une belle leçon de vie qui est donnée à toutes les femmes par Cécile… Parce qu’on trouvera toujours un moyen d’y arriver, comme nous le faisait déjà penser cette initiative de Juliette en 2012, avortée deux jours plus tard, “A chaque remarque sexiste faite par mon patron, c’est une demi-heure de pause déjeuner en plus.”

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2 Commentaires
  1. Pourquoi ne monte-t-elle pas une entreprise parallèle de vente de fournitures de bureau.
    Dans les transports en commun, elle porte un vêtement avec l’inscription « vente papeterie » ; fait ses commandes pendant le trajet ; livre et se fait payer le soir en rentrant chez elle.
    En plus elle se fait plein de nouveaux copains et copines.

  2. C’est surtout inadmissible qu’elle ne trouve pas ça normal ! Elle est une femme et doit rester à sa place, elle peut déjà s’estimer heureuse d’avoir un patron qui lui offre du travail, et lui propose une place dans la société, c’est déjà très progressiste, avoir le même salaire, non mais faut pas déconner.
    Qu’elle retourne à la maison repasser et s’occuper des gosses, elle a pas besoin de papier !

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